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Vous avez les yeux qui piquent, brûlent ou deviennent rouges après quelques heures sur écran ?
Rassurez-vous : c’est extrêmement fréquent… et heureusement rarement grave. Les écrans ne “détruisent” pas les yeux, mais ils peuvent révéler et aggraver la sécheresse oculaire.
Que se passe-t-il vraiment ?
Lorsque vous travaillez sur un ordinateur :
- la fréquence du clignement diminue: vous clignez 2 à 3 fois moins des yeux!
- votre regard reste fixe et concentré
- Les yeux doivent s’adapter en permanence à la luminosité
En conséquence, vos larmes d'évaporent plus vite, ce qui entraîne un assèchement de la surface oculaire et une sensation de picotement. Les yeux peuvent également devenir rouges et la vision sembler moins claire en fin de journée.
3 gestes simples pour soulager vos yeux
Appliquez la règle du 20-20-20
Toutes les 20 minutes, regardez au loin pendant 20 secondes
Adaptez votre écran
Evitez de régler la luminosité au maximum, placez votre écran un peu en dessous de la ligne de votre regard
Hydratez vos yeux si besoin
Si besoin, des larmes artificielles peuvent aider ponctuellement. Nous vous conseillons de garder le flacon près de votre poste de travail pour l'avoir sous la main en cas de besoin.
Si la gêne devient quotidienne, s’aggrave ou s’accompagne d’une baisse de vision, un bilan ophtalmologique est recommandé, n'hésitez pas à nous consulter !
Depuis quelques années, les analogues du GLP-1 (Wegovy, Ozempic, etc..) suscitent un intérêt accru mais quelles conséquences pour les yeux ?
Diminution du risque de cataracte
Une étude rétrospective dans un groupe de patients en surpoids ou obèses (sans diabète) a montré que l’usage d’agonistes du récepteur GLP-1 était associé à une réduction marquée du risque de survenue de cataracte liée à l’âge. Cette observation suggère que ces molécules pourraient exercer un effet protecteur sur le cristallin, possiblement via leurs effets métaboliques et anti-inflammatoires.
Association avec le risque de rétinopathie diabétique
Le lien est plus complexe concernant la rétinopathie diabétique. Plusieurs analyses récentes évoquent une légère augmentation du risque de progression de la rétinopathie chez certains patients, probablement en lien avec l'abaissement glycémique rapide, mais d’autres études montrent un effet neutre voire potentiellement protecteur à long terme
Effet sur la Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) néovasculaire
Une grande étude canadienne montre un doublement du risque d’apparition de DMLA néovasculaire chez ceux traités par analogues du GLP-1. Il s'agit d'un risque faible en valeur absolue. Il faut toutefois mentionner que d’autres travaux suggèrent un effet protecteur des GLP-1 vis-à-vis de la DMLA (et d’autres maladies oculaires liées à l’âge) – ce qui renforce l’idée que les effets peuvent dépendre du sous-groupe de patients, de la durée d’exposition